La réfutation du mono-polythéisme par l’Islam                                                                        « Ont-ils pris des divinités en dehors de Lui ? Dis : « Apportez votre preuve ». Ceci est la révélation de ceux qui sont avec moi et de ceux qui étaient avant moi. Mais la plupart d’entre eux ne connaissent pas la vérité et s’en écartent ». Coran 21 : 24.

Le Coran enseigne et met un accent particulier  sur l’unicité de Dieu dans ses multiples dimensions, notamment concernant la création et le commandement. Il témoigne clairement que c’est Allah seul qui a créé toutes choses et que c’est lui et lui seul qui exerce l’autorité sur l’ensemble du monde ; il n’y a aucune divinité en dehors de lui.                                                           

A la page 72 à 73 de l’ouvrage  « Philosophie de l’Islam » écrit par Behesht et Bahonnar, il est présenté cette antithèse à la théorie de pluralité de dieux : 

« Le Coran réfute la théorie de la pluralité de dieux de la façon suivante : « Allah ne s’est pas donné de fils : il n’y a pas d’autres divinités à côté de Lui. Sinon chaque divinité s’attribuerait ce qu’elle aurait créé, et certaines d’entre elles seraient supérieures aux autres. Mais gloire à Allah. Il est très éloigné de ce qu’ils allèguent. IL connaît ce qui est caché et ce qui est apparent ; IL est exalté au-dessus de ce qu’ils Lui associent.» (Sourate al Mu’minûn, 3 : 91-92).

                  Si le monde avait plus d’un créateur, la relation subséquente de ces autres créateurs supposés devrait obligatoirement revêtir l’une des formes suivantes :

  1. 1.       Chacun d’eux aurait une autorité souveraine sur une partie du monde, sur la partie qu’il aurait créée lui-même par exemple. Dans ce cas, les différentes parties du monde auraient des systèmes totalement différents et indépendants les uns les autres. Mais nous voyons bien que le monde entier a un système unique et cohérent.
  2. 2.      L’un des créateurs, ou l’un des dieux régionaux, tiendrait une position supérieure à celle des autres, et de cette façon, il assurerait une sorte de coordination et d’harmonie générale. Dans ce cas, celui qui exercerait l’autorité suprême, serait le vrai souverain  du monde entier et tous les autres seraient ses simples subordonnés.
  3. 3.      Chacun de ces dieux aurait une autorité sur le monde et serait libre d’agir d’une façon indépendante et de créer des commandements à sa guise. Auquel cas, il y aurait un chaos total et une vraie confusion, et il ne resterait, aucune loi ni aucun ordre, comme nous le signale le Coran : «Si des divinités autres qu’Allah existaient, le ciel et la terre seraient corrompus. Gloire à Allah, le Seigneur du Trône, très éloigné de ce qu’ils Lui imputent !»(Sourate al-Anbiyâ,21 :22)                                                                                                                                 Donc l’uniformité du système qui prévaut dans le monde entier contredit la théorie de la pluralité des dieux avec des autorités indépendantes, et sa cohérence démentit la théorie de la multiplicité des divinités avec une seule autorité.

L’hypothèse selon laquelle deux ou plusieurs dieux pourraient exercer une autorité sur l’ensemble du monde, tout en coopérant les uns avec les autres et en décrétant des commandements uniformes, est une idée fantaisiste.  Leur pluralité implique automatiquement qu’ils doivent diverger, au moins, à une occasion ». 

Seyed Mohammad Hossein Tabâtabâi renchérit : « Il  est clair que dans le cas de l’infini nous ne pouvons envisager la multiplicité, car toute seconde réalité supposée serait autre que la première ;  il en résulterait que chacune de ces réalités serait limitée par l’autre. Par exemple, si nous considérons un  volume illimité, nous ne pouvons concevoir un autre volume illimité près de lui. Et si nous supposons quand même un autre volume,  il serait tout simplement le même que le premier. Par conséquent, Dieu est Un et n’a pas de partenaire…             La réponse d’Ali fut la suivante : « Dire que Dieu est Un, comporte quatre sens, deux qui sont faux et deux qui sont corrects. Quant aux sens faux, l’un consiste à dire « Dieu est Un» tout en pensant au nombre et calcul. Ce sens est faux car ce qui n’a pas de second ne peut entrer dans la catégorie du nombre. Ne voyez-vous pas que ceux qui disent que Dieu est le troisième d’une trinité –c'est-à-dire les Chrétiens –tombent dans l’infidélité ? Un autre sens consiste à dire que telle chose  est une de son genre, c'est-à-dire une espèce de son genre ou un membre de cette espèce. Ce sens n’est pas correct non plus quand il est appliqué à Dieu, car il implique le rapprochement de quelque chose à Dieu, or Dieu est au –dessus de toute ressemblance.Quant aux deux significations exactes, lorsqu’on les applique à Dieu, l’une consiste à dire que Dieu est unique, en ce sens que rien ne lui ressemble parmi les choses ; Dieu possède une  telle unicité. Et l’autre consiste à dire que Dieu est unique en ce sens qu’aucune multiplicité ou division n’est concevable en Lui, ni à l’extérieur, dans l’esprit ou dans l’imagination. Dieu possède une telle unité ».

Le Commandeur des croyants, Ali, a dit : « Connaître Dieu, c’est connaître Son Unité ». Cela signifie que prouver  que l’être de Dieu est illimité et infini suffit à démontrer son Unicité, car concevoir un second pour l’infini est impossible ».  

 Au regard de tout ce qui vient d’être dit sur ce sujet, aucun homme en pleine possession de ses facultés mentales ne peut souligner que l’Islam présente les preuves de la pluralité des dieux ! Le mono-polythéisme n’a aucun fondement scripturaire dans l’Islam.

     

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site